Me rappeller qui je suis

Écrit quelque part en 2010

 C’est lorsque je, de peine et de misère, m’arrête sur cette vie, que je suis encore plus désemparée, mise à nue devant un vide infiniment plein…  Elle se loue au corps de tous et chacun, elle parasite notre esprit, respire de nos poumons notre être; boit de notre cœur l’effluve écarlate…  Au rythme de ses volontés nous vivons notre petit théâtre quotidien.  Prétendons haut et fort qu’elle ne nous mène pas par le bout du nez; qu’elle n’est pas le chef d’orchestre de notre symphonie ou encore de notre sonate.  Prétendons que nous seuls avons le pouvoir de décider du résultat de l’équation complexe de notre vie.  Comment expliquer alors que certains pianos se désaccordent et que certains résultats s’avèrent négatifs.  Comment expliquer l’impuissance humaine face au vide dont son vivant peut être envahit.  Oser parler de bien et de mal. Oser parler de bonheur et de malheur, de beauté et de laideur.  Oser prétendre connaître devant l’absurdité brillante de notre existence.  Ignorer le tremblement; le cri des feuilles d’automne froissées par le souffle du vent.  Ignorer chaque jour qui se lève, chaque ciel meurtrit par la percé du soleil levant.  Laisser le chant de l’oubli s’envoler avec l’oiseau, laisser le parfum de chaque fleur se faner.  Croire que la noirceur n’est que de passage; que sa présence est éphémère.  Croire que nous sommes seuls dans l’océan de notre solitude collective.  S’y laisser noyer à force d’oser prétendre comprendre sans jamais vraiment y croire en baignant dans l’ignorance.  Et enfin, en m’excusant d’exister, en oubliant chaque jour qui se lève, chaque ciel meurtrit par le chao de mon être; me rappeler qui je suis!

C’est lorsque je, de peine et de misère, m’arrête sur cette vie, que je suis encore plus désemparée, mise à nue devant un vide infiniment plein…

Elle se loue au corps de tous et chacun, elle parasite notre esprit, respire de nos poumons notre être; boit de notre cœur l’effluve écarlate…

Au rythme de ses volontés nous vivons notre petit théâtre quotidien.

Prétendons haut et fort qu’elle ne nous mène pas par le bout du nez; qu’elle n’est pas le chef d’orchestre de notre symphonie ou encore de notre sonate.

Prétendons que nous seuls avons le pouvoir de décider du résultat de l’équation complexe de notre vie.

Comment expliquer alors que certains pianos se désaccordent et que certains résultats s’avèrent négatifs.

Comment expliquer l’impuissance humaine face au vide dont son vivant peut être envahit.

Oser parler de bien et de mal. Oser parler de bonheur et de malheur, de beauté et de laideur.

Oser prétendre connaître devant l’absurdité brillante de notre existence.

Ignorer le tremblement; le cri des feuilles d’automne froissées par le souffle du vent.

Ignorer chaque jour qui se lève, chaque ciel meurtrit par la percé du soleil levant.

Laisser le chant de l’oubli s’envoler avec l’oiseau, laisser le parfum de chaque fleur se faner.

Croire que la noirceur n’est que de passage; que sa présence est éphémère.

Croire que nous sommes seuls dans l’océan de notre solitude collective.

S’y laisser noyer à force d’oser prétendre comprendre sans jamais vraiment y croire en baignant dans l’ignorance.

Et enfin, en m’excusant d’exister, en oubliant chaque jour qui se lève, chaque ciel meurtrit par le chao de mon être; me rappeler qui je suis!